Apres la fête
juillet 30, 2006, 6:13
Classé dans : Fête des remparts

Retrouvez Les commentaires de Ouest France aprés le WE de féstivité.

Joëlle Le Guiffant (présidente du commité) nous apprend que la prochaine édition sera consacrée aux batisseurs, j’espere cette fois ci apprendre quelques choses et ne pas sortir de la fête plus sot que je ne le suis déjà. Une bonne nouvelle en ce qui concerne les costumes et l’entrée gratuite, le comité annonce qu’il va se montrer plus rigoureux quant à la gratuité.



juillet 20, 2006, 6:08
Classé dans : Histoire

Chronologie

L’histoire de Dinan est connue à partir du XIe siècle, bien que le site ait sans sans doute été occupé depuis l’antiquité. C’est à l’époque une bourgade dans laquelle s’implante un couvent bénédictin. Un des fragments de la tapisserie de Bayeux évoque la destruction par Guillaume le Conquérant d’une palissade de bois.

XI eme siecle :

On rencontre les appellations suivantes : Dinam (en 1040) S. Petrus Dinannensis, Dinam (en 1099)

Tapisserie_motte_dinan

1040: Josselin de Dinan fait élever une forteresse.En 1065, le château dit “de la duchesse Anne” est assiégé et pris par Guillaume le Conquérant (ou Le Bâtard), duc de de Normandie, à Conan II, comte des Bretons.
En 1066, fondation du prieuré de Saint-Malo de Dinan, dans le faubourg de ce nom, par Olivier, vicomte de Dinan.

En 1078, Geoffroy Ier, vicomte de Dinan, et Oric son épouse, fondent le prieuré de Sainte-Marie Magdeleine, au Pont-sur-Rance, sous Dinan, et le donnent ensuite à Guillaume de Dol, abbé de Saint-Florent de Saumur (l’église de cette abbaye renfermait plusieurs tombeaux de la maison de Coëtquen).


XII eme siecle :

On rencontre les appellations suivantes : castrum Dinan (au XIIème siècle), Haia Dinanni, mil. (au XIIème siècle), Eccl. S. Maclovii de Dinanno (en 1108), Dinam (en 1154)

Dès 1124 et suite à la mort de Geffroy Ier, la ville de Dinan est partagée par tirage au sort entre Olivier II et Alain de Dinan, les deux fils de Geffroy Ier. Lors du partage l’on fait déjà mention de “l’ecclesiam Sancte Marie Hospitalis”. (fondée, semble-t-il, au début du XIème siècle par Gana, l’épouse d’Olivier Ier de Dinan).
Vers 1154, le géographe arabe Edridi (ou Idrisi ou El Drisi) parle de « Dinan, ville ceinte de murs en pierres, commerçante, et port d’où l’on expédie de tous côtés des marchandises » (La Borderie – Histoire de Bretagne III, 150).

Le patronage de Saint-Sauveur montre que l’erection de cette paroisse en 1123-1124 est le fait des moines de Léhon, prieuré de Saint-Sauveur de Redon fondé vers 850 par Nominoé et situé à un kilométre à peine en amont de Dinan. Il y a donc lieu de penser que Dinan est formée d’un fragment pris sur Léhon dans le doyenné de Plumaudan (Saint-Sauveur) et d’un autre pris sur Taden dans le Poudouvre (Saint-Malo).

En 1108, donation, par Benoît, évêque de Saint-Malo, aux moines de Marmoutier, de l’église de Saint-Malo de Dinan. Cette donation est confirmée en 1124 par Donoald, successeur de Benoît. Cette église est démolie car pendant les sièges qu’eut à soutenir Dinan, elle servit plusieurs fois de forteresse où se retranchait l’ennemi. En 1116, Alain, seigneur de Lanvallay, fonde les Jacobins de Dinan.
Vers 1186, meurt Rolland de Dinan, seigneur de Bécherel. Il a pour héritier son neveu Alain de Vitré.
En 1196, Alain de Dinan, sénéchal de Bretagne, est le conseiller intime de Constance, mère d’Artur, duc de Bretagne. Il meurt en 1198.

XIII eme siecle

On rencontre les appellations suivantes : Par. S. Salvatoris de Dinan (en 1230), Prior Fratum Predicatorum de Dinanno (en 1238).

Organisée autour des paroisses Saint-Malo et Saint-Sauveur, Dinan est achetée en 1283 par le duc de Bretagne Jean le Roux. C’est à cette époque que la ville acquiert la ceinture de remparts qu’on lui connaît. Les tours de l’Alloué, Vaucouleurs, Saint Julien, Beaufort, du Connétable, de Coëtquen, Penthièvre, Longue et Sainte Catherine entourent la vieille ville dans le sens trigonométrique. Ce chemin de ronde encore intact sur 2600 mètre est percé par les portes du Jerzual, Saint-Malo, de Brest, du Guichet et Saint-Louis.

Dès le XIII-XIVème siècle, la ville de Dinan est pourvue d’une ceinture de remparts et renforcée par la construction en 1382douve_jerzual_2 (sous le règne du duc Jean IV) d’un donjon.

Le 8 mai 1230, le roi d’Angleterre Henri III vient conférer à Dinan avec les chefs de son armée.
En 1232, les Dominicains (Frères Prêcheurs) viennent s’installer à Dinan.
Entre 1238 et 1241, meurt Gervaise dite de Dinan, dame de Dinan et Mayenne, laissant pour héritier son petit-fils Alain d’Avaugour.
En 1240, Henri II, comte de Goëlo, premier du nom d’Avaugour, connétable de France, fait construire, sur l’emplacement de son hôtel, l’établissement des Cordeliers de Dinan.
En 1247-1249, les Franciscains (Frères Mineurs ou encore Cordelier) viennent s’installer à Dinan.
En 1251, le même Henri II fait construire l’église des Cordeliers, à laquelle on donne le nom de Notre-Dame-des-Vertus.
En 1257-1258, le duc Jean Ier le Roux attaque et brûle la ville de Dinan.
En 1264, Alain d’Avaugour vend ses châtellenies de Dinan et de Léhon à Pierre de Bretagne pour 16 000 livres tournois.
Le 19 novembre 1265, Pierre de Bretagne cède Dinan à son père, le duc Jean le Roux (Mor., Pr. I, 998).
En 1267, traité par lequel le duc de Bretagne s’oblige à restituer à Henri d’Avaugour, lors de sa majorité, la meilleure partie des terres de Dinan et de Léhon.
En 1273, l’église des Jacobins est dédiée à saint Jacques par Yves, évêque de Saint-Pol-de-Léon, qui accorde 40 jours d’indulgence en mémoire de cette dédicace.
En 1275, Jean Ier achète encore d’Alain d’Avaugour, comte de Goëlo, la seigneurie de Dinan, et la réunit au domaine ducal.

XIV eme siecle

En 1300 (cette date n’est pas certaine), fondation du château de Dinan.
Vers juillet 1341, Jean de Montfort, prétendant à la couronne de Bretagne, prend possession de Dinan et y installe une garnison.
En 1341, Dinan prend le parti de Charles de Blois.
En 1342, Charles de Blois fonde la chapelle de Sainte Catherine et fait faire des réparations considérables aux monastères des Jacobins et des Cordeliers, que la guerre avait ruinés en partie.
Vers le 20 décembre 1344, le comte de Salisburi, à la tête d’une troupe anglaise (mandatée par Edouard III d’Angleterre, allié à Jean de Montfort depuis le 24 septembre 1341), vient assiéger, piller et brûler les faubourgs de Dinan.
Dès le 8 janvier 1357, Thibaud sire de Rochefort arrive à Dinan (où se trouve Bertrand Du Guesclin) avec son armée française de 1 500 personnes.
En 1357, lors de la guerre de succession du Duché de Bretagne, Bertrand du Guesclin défend avec succès la ville assiégée par les troupes anglaises. Il affronte Thomas de Cantorbery en combat singulier et en sort vainqueur.
En février ou mars 1357, le duc de Lancastre vient mettre le siège devant la ville de Dinan. Le siège est levé à la suite de la trêve du 23 mars 1357.
En octobre 1364, après la mort du duc Charles de Blois (décédé à la bataille d’Auray le 29 septembre 1364), la ville de Dinan est prise au nom de Jean de Montfort (devenu Jean IV, duc de Bretagne).
En 1364, après plusieurs tentatives infructeuses, le duc Jean IV parvient à reprendre le contrôle de la ville et y fait construire le donjon de la duchesse Anne. Comme toutes les autres villes bretonnes, Dinan est définitivement rattachée au Royaume de France à la fin du XVe siècle.
En 1366, fondation de l’aumônerie de Saint-Jacques par Olivier Brecel, et Tiennette, son épouse.
En 1372 ou 1373, Du Guesclin s’empare de Dinan avec des troupes françaises, et oblige le duc de Bretagne à se réfugier en Angleterre.
Le 9 août 1379, au retour de son exil (28 avril 1373-3 août 1379), Jean IV choisit de réunir à Dinan les seigneurs désireux désormais de lui témoigner leur fidélité.
En 1370-1380, Olivier de Clisson, demeuré du côté français, met le siège devant la ville de Dinan, la prend et la livre au pillage. Jean IV ordonne au capitaine de la ville Patry, de Châteaugiron, la construction du château (1383-1384) : il s’agit en faite de l’assemblage de la porte du Guichet, de la tour de Coëtquen et du donjon qui forme l’angle Sud-Ouest de l’enceinte.

Précédemment des monnaies avaient été frappées à Dinan sous les ducs Charles de Blois (1341-1364), Jean IV (1364-1399) et Jean V (1399-1442).

XV eme siecle

En 1399-1442, Dinan est le chef lieu d’une châtellenie ducale regroupant alors une quarantaine de paroisse.
En 1404, le 3 janvier, le duc de Bretagne, établit Guillaume, sire de Montauban, capitaine et gouverneur de la ville, château et citadelle de Dinan.
Dès 1418, la ville de Dinan a une organisation municipale (“communauté de ville”) et envoie des députés aux Etats de Bretagne.
En 1469, François II, duc de Bretagne, accorde la chapelle de Sainte-Catherine de Dinan pour y fonder un couvent de religieuses de l’ordre de Sainte-Claire (cette chapelle avait été fondée par Charles de Blois) et, en 1480, le pape Sixte IV approuve l’établissement de cette communauté.
En 1488, seize religieuses du couvent de Nantes prennent possession du nouveau monastère de Dinan, sous la direction de Catherine Dollo. Après la défaite de l’armée bretonne à Saint-Aubin-du-Cormier (Ille-et-Vilaine), la ville se rend sans combattre le 8 août 1488 au roi de France Charles VIII.

La duchesse Anne, épouse le roi de France, administre la Bretagne et comble Dinan de ses bienfaits.

Plusieurs mandements ducaux des années 1476-1477 marquent une date charnière dans l’effort de fortification : des ouvrages d’artillerie sont ajoutés à l’enceinte du milieu à la fin du XVème siècle. Plusieurs tours de l’enceinte portent les armoiries de Jean II de Coëtquen, capitaine de 1476 à 1481. Ces fortifications restent en l’état jusqu’à la Ligue, époque durant laquelle le duc de Mercoeur entreprend la construction de la citadelle retranchée dite “château”. De l’enceinte commencée vers la fin du XIIIème siècle, restent la majorité des courtines, trois portes (porte Saint-Malo, porte du Guichet, porte du Jerzual) et une poterne (poterne Cardinale), et une seule tour de flanquement.



Fête de remparts 2006 le programme
juillet 16, 2006, 6:08
Classé dans : Fête des remparts

Fête de remparts 2006 le programme

visuel_flyer2Fête des Remparts
Festival médiéval de DINAN

Voir carte

Les 22 et 23 juillet 2006 les remparts de DINAN s’ouvrent aux mondes imaginaires. Depuis quelques éditions, afin de renouveler l’intérêt du public et de se démarquer de la multitude des fêtes médiévales, il a été choisi de fixer des thèmes. En alternance, un aspect transversal de l’Occident médiéval (en 2002, les arts médiévaux), ou une ouverture géographique (en 2004, la Route de la Soie) sera présenté.
Voici donc la fête 2006 qui se lance à la découverte des Contes et Légendes du Moyen Age.

Place du Duc Jean IV Les spectacles équestres
La fête débutera vendredi à 22h avec ” Légendes Uni-vers-elles ” rejoué également samedi à 22h.
Un spectacle Amarok, mise en scène de Keb Auffret avec la participation des Cavaliers de l’ Aventure de Bruno Boiliveau.

De Brocéliande à la Muraille de Chine, des steppes mongoles aux vents du désert, un voyage extraordinaire où des chevaux magnifiques, licornes et pégases côtoient des femmes légendaires, magiciennes et souveraines.

Samedi à 14H30 et 17H, dimanche à 14h, 16h et 18h le tournoi d’Avallon production sera courtois avec ” Le prix “.
Dame Elise, jeune veuve, organise un défi entre plusieurs chevaliers afin de choisir un nouvel époux. Ils rivalisent de courtoisie et d’adresse pour la conquérir. L’histoire ne sera pas si simple et derrière un si joli minois se cachent bien des choses !

Au Square des Dinantais ” Les légendes arthuriennes “
Sur le thème des contes et légendes, Arthur et les chevaliers de la Table Ronde ne pouvaient être absents. Tout un site lui est consacré !
Les compagnies de campement Nominoé, Maisnie Penthièvre, Abbaca, Erminig Du, Ar Gwad s’installent et reconstituent la vie des chevaliers arthuriens. Avec La vie des Chevaliers ils participent à la reconstitution du combat final entre Arthur et Mordred (11h30, 15h, 17h30).

D’autres groupes complètent l’animation : conteurs et musiciens racontant les mythes et les exploits des chevaliers de la Table Ronde.
Lys et Lion-1464 se lance à la chasse aux fées.
Xavier Lesèche et Mandragore content les histoires de ces temps lointains.
Gueules de Loup, les Coccigrues et la Chalémie distraient les chevaliers avec leurs musiques et chants.
La Maisnie des Remparts danse pour le roi Arthur.

Aux Grands Fossés ” Légendes d’ici, légendes d’ailleurs “
Cet espace présente non seulement les légendes du monde médiéval occidental, mais aussi celles des mondes environnant la chrétienté : l’Orient, les Vikings ; organisées autour de deux ensembles : l’Homme et la nature
Felix Virgo conte le ” Roman de Renart “.
Khazaria invite à découvrir les mondes vikings.
Les Talmeliers de Terrignies parlent du pain et de sa symbolique.
Tempradura plonge les auditeurs dans les rythmes de la Terre.
Les Bagaudes présentent les usages de la nature pour l’homme.
et les histoires autour des hommes.
Le CDACM se rencontre sous ” la tente de Nasredine “.
Mac’Htiern présente ” Epiképok “, ou La Grande Histoire du Moyen Age !
Irmensul a bien les pieds sur terre mais la tête dans les étoiles …
Avec le pas d’armes Armae Temporis, un homme combat un géant gardien d’un pont !
Les chants et les histoires des Derniers Trouvères.
Les Archers du Papegault évoquent la chasse.

Aux douves du jerzual ” L’amour courtois une légende ? “
Ce lieu pose la question de l’amour courtois au Moyen-Age, légende ou réalité ? C’est l’occasion d’évoquer la relation homme-femme au Moyen Age et plusieurs avis se succèdent :
Scène de ménage avec la Compagnie d’Estompe et d’Etincelle.
Histoires grivoises et coquines, ” les plaisirs interdits ” avec les Butineuses de la Compagnie Lettre.
Epopée d’un chevalier où le respect à une femme, qui s’avère être une fée, lui apporte des avantages bien singuliers, Marotte et les musards.
Bella Bohémia, propose une rencontre des dames d’occident et de la grâce orientale.
Chansons d’amour courtois avec Volutes.

Au Jardin anglais ” Mondes merveilleux, mondes obscurs “
La féerie ne sera jamais bien loin de toutes ces histoires mais c’est au Jardin anglais qu’elle prend toute sa place. C’est, en effet, le domaine du merveilleux, du fantastique, de toutes sortes de personnages, cet espace propose de voyager dans les univers magiques.

La lune d’ambre ouvre la porte aux elfes, feux follets, lutins et à bien d’autres personnages fabuleux.
La compagnie Tal’harn et son ” Paix trollier ” arpentent les pavés dinannais à bord de son navire…
Les poétiques marionnettes à 18 fils de Wyndfyd explorent le monde des fées.
Perceval et les enchanteurs de l’an mil donnent rendez vous à la magie.
Les Arpenteurs de rêves présentent ” le peuple de la forêt “, les Ents sont à Dinan !
Les ” Tanarücks ” des Monts Rieurs partent à la découverte du monde des hommes.
La compagnie d’Estompe et d’Etincelle relie les différents sites, à la suite d’une querelle ménagère deux braves paysans partent à l’aventure et circulent à la fois dans le monde réel et dans le monde imaginaire ! Au Moyen Age la frontière n’est pas encore fermée …


Accès Libre

Samedi et dimanche, 9h à 21h
Marché médiéval, Place du Champ clos – Place saint Sauveur – Place du Marchix

Samedi à 11h30
Inauguration Place Saint Sauveur

Samedi à 17h
Remontée du Jerzual et arrivée Place du Guesclin
Des paysans de l’Etable Longue, des karnuthes et des Anes de Patira.

Samedi à 21h
Bal médiéval avec les Coccigrues Place du Guesclin.
Etranges rencontres avec les esprits de la nuit dans les rues de Dinan.

Dimanche à 10h
Course des messagers en costume d’époque dans les rues de la cité.

Dimanche à 21h
Grande Pavane nocturne en clôture de la Fête avec la compagnie Rev.R.Si

Renseignement pratiques

Les tarifs
Sites d’animation : 10 € (donnent l’accès aux 4 sites)
Gratuit pour les enfants de moins de 10 ans
Gratuit pour les personnes en costume médiéval
Groupes (à partir de 30 personnes) : 8 €

Tournois et spectacles équestres (durée 1h) : 10 €
Moins de 10 ans : 6 € – Moins de 5 ans : Gratuit (sur les genoux)

Les horaires
Sites d’animation : 10h – 19h
Marché médiéval : 10h – 21h
Spectacle équestre : vendredi et samedi soir 22h
Tournois : samedi 14h30 – 17h – dimanche 14h – 16h – 18h
En clôture dimanche soir à partir de 21h GRANDE PAVANE dans les rues de la ville suivie d’un spectacle de feux.

Contact
Comité de la fête des remparts
La source – Boulevard André Aubert
22100 DINAN
Tél : 02 96 87 94 94
Fax : 02 96 87 99 99
E-mail : remparts.dinan@wanadoo.fr
Internet : http://perso.wanadoo.fr/fete-remparts.dinan



Duc de Mercœur
juillet 14, 2006, 6:41
Classé dans : Biographie

Philippe_emmanuel_de_mercoeurPhilippe Emmanuel de Lorraine, né à Nancy le 9 septembre 1558, mort à Nuremberg le 19 février 1602, fut duc de Mercœur et gouverneur de Bretagne. Il était fils de Nicolas de Lorraine, duc de Mercœur, et de Jeanne de Savoie.

Biographie
Nommé gouverneur de Bretagne, il y séjourne le plus souvent. Il assiste aux États généraux à Blois en 1588. Après l’assassinat du duc de Guise, toute la famille est mis en état d’arrestation, mais, prévenu par sa sœur Louise de Lorraine, il s’échappe et se réfugie en Bretagne.
Lorsqu’Henri IV devient roi de France, il continue la lutte en tant que chef de la Ligue en Bretagne, songeant même à rétablir la souveraineté de cet ancien duché, sa femme étant descendante de Jeanne de Penthièvre. Il ne fera sa soummission qu’en 1597 et partira voyager en Europe centrale en 1599. Il rejoint alors l’armée impériale, avec l’accord d’Henri IV, pour combattre les Turcs, sur lesquels il remporte plusieurs succès.
Enterré en la chapelle des Cordeliers à Nancy, son oraison funèbre fut prononcée à Notre-Dame de Paris par François de Sales.
Armoiries_ducs_de_Mercoeur
Mariage et enfant
Il épouse à Paris en 1576 Marie de Luxembourg (1562 † 1623), duchesse de Penthièvre, fille de Sébastien de Luxembourg, duc de Penthièvre, et de Marie de Beaucaire, et eut :
Philippe Louis (1589 † 1590)
Françoise (1592 † 1669), mariée en 1609 à César de Bourbon (1594 † 1665), duc de Vendôme.



Jean Ier de Bretagne
juillet 12, 2006, 6:41
Classé dans : Biographie

sceau_de_Jean_le_Roux_de_BretagneJean Ier de Bretagne, dit Le Roux.

Jean Ier de Bretagne, dit le Roux, né en 1217, mort le 8 octobre 1286 au Château de L’Isle, duc de Bretagne de 1237 à 1286, fils de Pierre Mauclerc, baillistre de Bretagne et d’Alix de Thouars, duchesse de Bretagne.

Il devint duc de Bretagne en titre en 1221, à la mort de sa mère, mais, comme il était âgé de quatre ans, son père assura la régence.
Jean fit ses premières armes en 1232, son père ayant à réprimer des révoltes de ses barons.
En 1236 il épouse Blanche de Navarre (1226 † 1283), fille de Thibaut IV le Chansonnier, comte de Champagne et roi de Navarre et d’Agnès de Beaujeu. Ils auront huit enfants :
En 1237, il prend personnellement le gouvernement du duché, et doit réprimer la révolte d’un de ses vassaux, Pierre de Craon.
En 1242, il lutte en Poitou pour le comte du roi de France et soumet le comte de la Marche.

Il eut de nombreux démêlés avec le clergé et la noblesse bretonne. En conflit avec l’évêque de Nantes, il fut excommunié par les évêques bretons et finit par se soumettre ; mais les nobles, le voyant favoriser les prêtres, prirent les armes à leur tour (1257). Jean finit par les soumettre.

Il accompagna ensuite saint Louis à la huitième croisade (1270), échappa à la peste qui tua le roi et revint dans ses États.