
1315 – 1320
Naissance au château de la motte-Broons de Bertrand, fils de Robert II du Guesclin.et de jeanne Malmains. La famille du Guesclin est, au XIVe siècle, une des plus anciennes et des plus illustres de la Haute Bretagne. Mais la famille de Bertrand fait partie de la branche cadette de cette illustre famille qui est installé à cette époque au château du Plessis-Bertrand.
Si la nature se joua de son physique en l’affublant d’un regard globuleux verdatre, d’un teint terreux, de cheveux crépus, d’un nez camus, et d’un corps épais à la démarche gauche. La providence lui donnera un caractère rude voir intraitable qui lui permettra de surmonter bien d’autre choses en plus de son physique.
En 1356
Rennes est assiégée par les troupes anglaises qui soutiennent Montfort.
Le siège de Rennes s’éternisant, Lancastre vient investir Dinan. Les habitants demandent une trêve, qui leur est accordée. Pourtant, un chevalier anglais, Guillaume de Cantorbéry, viole cet accord en capturant… Olivier du Guesclin, le jeune frère de Bertrand ! Bertrand bondit à Dinan, va trouver le duc de Lancastre dans sa tente et lui réclame son frère, fait prisonnier malgré la trêve et la foi jurée. Cantorbéry, convoqué par le duc, refuse avec dédain. Un duel est décidé aussitôt. Au jour dit, les portes de Dinan s’ouvrent pour laisser entrer le duc de Lancastre, accompagné de vingt de ses chevaliers. Parmi la foule, chacun remarque une jeune fille d’une grande beauté et d’illustre naissance, Tiphaine Raguenel.
Le combat singulier est furieux. Il faut que le duc de Lancastre intervienne pour que Bertrand ne tue pas son adversaire ! Olivier du Guesclin est libéré, avec mille livres de dédommagement ; Bertrand reçoit une rançon du vaincu, qui est banni de l’armée anglaise. la garnison de Dinan offre ensuite un vin d’honneur aux Anglais, qui ressortent pour continuer le siège…
Lancastre revient devant Rennes. Et du Guesclin l’y suit. A la faveur d’une diversion, il parvient à piller le camp des assiégeants et à rentrer dans la ville avec cent charrettes de viande et de vin. Ce nouvel exploit, faisant suite au duel de Dinan, rend son nom célèbre dans toute la Bretagne, d’autant qu’une trêve nationale venant d’être signée, le duc de Lancastre doit bientôt lever le siège de Rennes.
Rentré dans la ville, Charles de Blois lui offre la terre de La Roche-Rieu et l’arme chevalier de sa main au château de Montmurran. A trente-sept ans, le voilà chevalier, seigneur de la Motte Broons, et capitaine de Pontorson et du mont Saint-Michel (le Mont Saint Michel est l’une des rares places-fortes du Moyen-âge à résister sans coup férir aux Anglais pendant la Guerre de cent Ans).
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Avant sa mort Du Guesclin avait demandé à être enterré en Bretagne près de Dinan. Mais le roi Charles V exprima la volonté de l’enterrer à Saint-Denis, tout près de la sépulture qu’il s’était fait bâtir. Rapatrier sa dépouille d’Auvergne jusqu’à Paris en plein été posait le problème de conservation du corps. Ses entrailles furent laissées au Puy-en-Velay, en l’église Saint-Laurent actuelle. Une autre partie fut enterrée à Montferrand dans une petite église qui s’appelait les Cordeliers, détruite en 1793 par les révolutionnaires. Arrivé au Mans le convoi fut intercepté par un envoyé du roi qui réclama la dépouille pour la transférer à Saint-Denis. Le squelette lui fut alors remis et seul le cœur arriva à Dinan. Ainsi prend fin l’histoire de Du Guesclin, il a trois tombeaux, deux gisants dont l’un le représente avec la barbe au Puy-en-Velay (instantané de l’époque), et l’autre sans barbe à la basilique Saint-Denis près de Paris.
Le cénotaphe de Du Guesclin :
en 1810, l’urne de plomb contenant le cœur du connétable déposée dans la chapelle des Jacobins de Dinan, est transférée dans la chapelle du Rosaire. La pierre tombale protégeant le cœur est surmontée d’une urne de bronze et gravée des armoiries de Du Guesclin et d’un texte dont voici la transposition modernisée : ” Ci-gît le cœur de messire Bertrand du Guesclin en son vivant connétable de France qui trépassa le treizième jour de juillet de l’an 1380 dont le corps repose avec ceux des rois à Saint Denis en France “.
