Du Guesclin
décembre 24, 2006, 6:36
Classé dans : Biographie | Mots-clefs:

duguesclin_escudo

1315 – 1320
Naissance au château de la motte-Broons de Bertrand, fils de Robert II du Guesclin.et de jeanne Malmains. La famille du Guesclin est, au XIVe siècle, une des plus anciennes et des plus illustres de la Haute Bretagne. Mais la famille de Bertrand fait partie de la branche cadette de cette illustre famille qui est installé à cette époque au château du Plessis-Bertrand.

Si la nature se joua de son physique en l’affublant d’un regard globuleux verdatre, d’un teint terreux, de cheveux crépus, d’un nez camus, et d’un corps épais à la démarche gauche. La providence lui donnera un caractère rude voir intraitable qui lui permettra de surmonter bien d’autre choses en plus de son physique.


En 1356
Rennes est assiégée par les troupes anglaises qui soutiennent Montfort.

Le siège de Rennes s’éternisant, Lancastre vient investir Dinan. Les habitants demandent une trêve, qui leur est accordée. Pourtant, un chevalier anglais, Guillaume de Cantorbéry, viole cet accord en capturant… Olivier du Guesclin, le jeune frère de Bertrand ! Bertrand bondit à Dinan, va trouver le duc de Lancastre dans sa tente et lui réclame son frère, fait prisonnier malgré la trêve et la foi jurée. Cantorbéry, convoqué par le duc, refuse avec dédain. Un duel est décidé aussitôt. Au jour dit, les portes de Dinan s’ouvrent pour laisser entrer le duc de Lancastre, accompagné de vingt de ses chevaliers. Parmi la foule, chacun remarque une jeune fille d’une grande beauté et d’illustre naissance, Tiphaine Raguenel.

Le combat singulier est furieux. Il faut que le duc de Lancastre intervienne pour que Bertrand ne tue pas son adversaire ! Olivier du Guesclin est libéré, avec mille livres de dédommagement ; Bertrand reçoit une rançon du vaincu, qui est banni de l’armée anglaise. la garnison de Dinan offre ensuite un vin d’honneur aux Anglais, qui ressortent pour continuer le siège…

Lancastre revient devant Rennes. Et du Guesclin l’y suit. A la faveur d’une diversion, il parvient à piller le camp des assiégeants et à rentrer dans la ville avec cent charrettes de viande et de vin. Ce nouvel exploit, faisant suite au duel de Dinan, rend son nom célèbre dans toute la Bretagne, d’autant qu’une trêve nationale venant d’être signée, le duc de Lancastre doit bientôt lever le siège de Rennes.


Rentré dans la ville, Charles de Blois lui offre la terre de La Roche-Rieu et l’arme chevalier de sa main au château de Montmurran. A trente-sept ans, le voilà chevalier, seigneur de la Motte Broons, et capitaine de Pontorson et du mont Saint-Michel (le Mont Saint Michel est l’une des rares places-fortes du Moyen-âge à résister sans coup férir aux Anglais pendant la Guerre de cent Ans).

Avant sa mort Du Guesclin avait demandé à être enterré en Bretagne près de Dinan. Mais le roi Charles V exprima la volonté de l’enterrer à Saint-Denis, tout près de la sépulture qu’il s’était fait bâtir. Rapatrier sa dépouille d’Auvergne jusqu’à Paris en plein été posait le problème de conservation du corps. Ses entrailles furent laissées au Puy-en-Velay, en l’église Saint-Laurent actuelle. Une autre partie fut enterrée à Montferrand dans une petite église qui s’appelait les Cordeliers, détruite en 1793 par les révolutionnaires. Arrivé au Mans le convoi fut intercepté par un envoyé du roi qui réclama la dépouille pour la transférer à Saint-Denis. Le squelette lui fut alors remis et seul le cœur arriva à Dinan. Ainsi prend fin l’histoire de Du Guesclin, il a trois tombeaux, deux gisants dont l’un le représente avec la barbe au Puy-en-Velay (instantané de l’époque), et l’autre sans barbe à la basilique Saint-Denis près de Paris.


coeur

Le cénotaphe de Du Guesclin :

en 1810, l’urne de plomb contenant le cœur du connétable déposée dans la chapelle des Jacobins de Dinan, est transférée dans la chapelle du Rosaire. La pierre tombale protégeant le cœur est surmontée d’une urne de bronze et gravée des armoiries de Du Guesclin et d’un texte dont voici la transposition modernisée : ” Ci-gît le cœur de messire Bertrand du Guesclin en son vivant connétable de France qui trépassa le treizième jour de juillet de l’an 1380 dont le corps repose avec ceux des rois à Saint Denis en France “.



juillet 20, 2006, 6:08
Classé dans : Histoire

Chronologie

L’histoire de Dinan est connue à partir du XIe siècle, bien que le site ait sans sans doute été occupé depuis l’antiquité. C’est à l’époque une bourgade dans laquelle s’implante un couvent bénédictin. Un des fragments de la tapisserie de Bayeux évoque la destruction par Guillaume le Conquérant d’une palissade de bois.

XI eme siecle :

On rencontre les appellations suivantes : Dinam (en 1040) S. Petrus Dinannensis, Dinam (en 1099)

Tapisserie_motte_dinan

1040: Josselin de Dinan fait élever une forteresse.En 1065, le château dit “de la duchesse Anne” est assiégé et pris par Guillaume le Conquérant (ou Le Bâtard), duc de de Normandie, à Conan II, comte des Bretons.
En 1066, fondation du prieuré de Saint-Malo de Dinan, dans le faubourg de ce nom, par Olivier, vicomte de Dinan.

En 1078, Geoffroy Ier, vicomte de Dinan, et Oric son épouse, fondent le prieuré de Sainte-Marie Magdeleine, au Pont-sur-Rance, sous Dinan, et le donnent ensuite à Guillaume de Dol, abbé de Saint-Florent de Saumur (l’église de cette abbaye renfermait plusieurs tombeaux de la maison de Coëtquen).


XII eme siecle :

On rencontre les appellations suivantes : castrum Dinan (au XIIème siècle), Haia Dinanni, mil. (au XIIème siècle), Eccl. S. Maclovii de Dinanno (en 1108), Dinam (en 1154)

Dès 1124 et suite à la mort de Geffroy Ier, la ville de Dinan est partagée par tirage au sort entre Olivier II et Alain de Dinan, les deux fils de Geffroy Ier. Lors du partage l’on fait déjà mention de “l’ecclesiam Sancte Marie Hospitalis”. (fondée, semble-t-il, au début du XIème siècle par Gana, l’épouse d’Olivier Ier de Dinan).
Vers 1154, le géographe arabe Edridi (ou Idrisi ou El Drisi) parle de « Dinan, ville ceinte de murs en pierres, commerçante, et port d’où l’on expédie de tous côtés des marchandises » (La Borderie – Histoire de Bretagne III, 150).

Le patronage de Saint-Sauveur montre que l’erection de cette paroisse en 1123-1124 est le fait des moines de Léhon, prieuré de Saint-Sauveur de Redon fondé vers 850 par Nominoé et situé à un kilométre à peine en amont de Dinan. Il y a donc lieu de penser que Dinan est formée d’un fragment pris sur Léhon dans le doyenné de Plumaudan (Saint-Sauveur) et d’un autre pris sur Taden dans le Poudouvre (Saint-Malo).

En 1108, donation, par Benoît, évêque de Saint-Malo, aux moines de Marmoutier, de l’église de Saint-Malo de Dinan. Cette donation est confirmée en 1124 par Donoald, successeur de Benoît. Cette église est démolie car pendant les sièges qu’eut à soutenir Dinan, elle servit plusieurs fois de forteresse où se retranchait l’ennemi. En 1116, Alain, seigneur de Lanvallay, fonde les Jacobins de Dinan.
Vers 1186, meurt Rolland de Dinan, seigneur de Bécherel. Il a pour héritier son neveu Alain de Vitré.
En 1196, Alain de Dinan, sénéchal de Bretagne, est le conseiller intime de Constance, mère d’Artur, duc de Bretagne. Il meurt en 1198.

XIII eme siecle

On rencontre les appellations suivantes : Par. S. Salvatoris de Dinan (en 1230), Prior Fratum Predicatorum de Dinanno (en 1238).

Organisée autour des paroisses Saint-Malo et Saint-Sauveur, Dinan est achetée en 1283 par le duc de Bretagne Jean le Roux. C’est à cette époque que la ville acquiert la ceinture de remparts qu’on lui connaît. Les tours de l’Alloué, Vaucouleurs, Saint Julien, Beaufort, du Connétable, de Coëtquen, Penthièvre, Longue et Sainte Catherine entourent la vieille ville dans le sens trigonométrique. Ce chemin de ronde encore intact sur 2600 mètre est percé par les portes du Jerzual, Saint-Malo, de Brest, du Guichet et Saint-Louis.

Dès le XIII-XIVème siècle, la ville de Dinan est pourvue d’une ceinture de remparts et renforcée par la construction en 1382douve_jerzual_2 (sous le règne du duc Jean IV) d’un donjon.

Le 8 mai 1230, le roi d’Angleterre Henri III vient conférer à Dinan avec les chefs de son armée.
En 1232, les Dominicains (Frères Prêcheurs) viennent s’installer à Dinan.
Entre 1238 et 1241, meurt Gervaise dite de Dinan, dame de Dinan et Mayenne, laissant pour héritier son petit-fils Alain d’Avaugour.
En 1240, Henri II, comte de Goëlo, premier du nom d’Avaugour, connétable de France, fait construire, sur l’emplacement de son hôtel, l’établissement des Cordeliers de Dinan.
En 1247-1249, les Franciscains (Frères Mineurs ou encore Cordelier) viennent s’installer à Dinan.
En 1251, le même Henri II fait construire l’église des Cordeliers, à laquelle on donne le nom de Notre-Dame-des-Vertus.
En 1257-1258, le duc Jean Ier le Roux attaque et brûle la ville de Dinan.
En 1264, Alain d’Avaugour vend ses châtellenies de Dinan et de Léhon à Pierre de Bretagne pour 16 000 livres tournois.
Le 19 novembre 1265, Pierre de Bretagne cède Dinan à son père, le duc Jean le Roux (Mor., Pr. I, 998).
En 1267, traité par lequel le duc de Bretagne s’oblige à restituer à Henri d’Avaugour, lors de sa majorité, la meilleure partie des terres de Dinan et de Léhon.
En 1273, l’église des Jacobins est dédiée à saint Jacques par Yves, évêque de Saint-Pol-de-Léon, qui accorde 40 jours d’indulgence en mémoire de cette dédicace.
En 1275, Jean Ier achète encore d’Alain d’Avaugour, comte de Goëlo, la seigneurie de Dinan, et la réunit au domaine ducal.

XIV eme siecle

En 1300 (cette date n’est pas certaine), fondation du château de Dinan.
Vers juillet 1341, Jean de Montfort, prétendant à la couronne de Bretagne, prend possession de Dinan et y installe une garnison.
En 1341, Dinan prend le parti de Charles de Blois.
En 1342, Charles de Blois fonde la chapelle de Sainte Catherine et fait faire des réparations considérables aux monastères des Jacobins et des Cordeliers, que la guerre avait ruinés en partie.
Vers le 20 décembre 1344, le comte de Salisburi, à la tête d’une troupe anglaise (mandatée par Edouard III d’Angleterre, allié à Jean de Montfort depuis le 24 septembre 1341), vient assiéger, piller et brûler les faubourgs de Dinan.
Dès le 8 janvier 1357, Thibaud sire de Rochefort arrive à Dinan (où se trouve Bertrand Du Guesclin) avec son armée française de 1 500 personnes.
En 1357, lors de la guerre de succession du Duché de Bretagne, Bertrand du Guesclin défend avec succès la ville assiégée par les troupes anglaises. Il affronte Thomas de Cantorbery en combat singulier et en sort vainqueur.
En février ou mars 1357, le duc de Lancastre vient mettre le siège devant la ville de Dinan. Le siège est levé à la suite de la trêve du 23 mars 1357.
En octobre 1364, après la mort du duc Charles de Blois (décédé à la bataille d’Auray le 29 septembre 1364), la ville de Dinan est prise au nom de Jean de Montfort (devenu Jean IV, duc de Bretagne).
En 1364, après plusieurs tentatives infructeuses, le duc Jean IV parvient à reprendre le contrôle de la ville et y fait construire le donjon de la duchesse Anne. Comme toutes les autres villes bretonnes, Dinan est définitivement rattachée au Royaume de France à la fin du XVe siècle.
En 1366, fondation de l’aumônerie de Saint-Jacques par Olivier Brecel, et Tiennette, son épouse.
En 1372 ou 1373, Du Guesclin s’empare de Dinan avec des troupes françaises, et oblige le duc de Bretagne à se réfugier en Angleterre.
Le 9 août 1379, au retour de son exil (28 avril 1373-3 août 1379), Jean IV choisit de réunir à Dinan les seigneurs désireux désormais de lui témoigner leur fidélité.
En 1370-1380, Olivier de Clisson, demeuré du côté français, met le siège devant la ville de Dinan, la prend et la livre au pillage. Jean IV ordonne au capitaine de la ville Patry, de Châteaugiron, la construction du château (1383-1384) : il s’agit en faite de l’assemblage de la porte du Guichet, de la tour de Coëtquen et du donjon qui forme l’angle Sud-Ouest de l’enceinte.

Précédemment des monnaies avaient été frappées à Dinan sous les ducs Charles de Blois (1341-1364), Jean IV (1364-1399) et Jean V (1399-1442).

XV eme siecle

En 1399-1442, Dinan est le chef lieu d’une châtellenie ducale regroupant alors une quarantaine de paroisse.
En 1404, le 3 janvier, le duc de Bretagne, établit Guillaume, sire de Montauban, capitaine et gouverneur de la ville, château et citadelle de Dinan.
Dès 1418, la ville de Dinan a une organisation municipale (“communauté de ville”) et envoie des députés aux Etats de Bretagne.
En 1469, François II, duc de Bretagne, accorde la chapelle de Sainte-Catherine de Dinan pour y fonder un couvent de religieuses de l’ordre de Sainte-Claire (cette chapelle avait été fondée par Charles de Blois) et, en 1480, le pape Sixte IV approuve l’établissement de cette communauté.
En 1488, seize religieuses du couvent de Nantes prennent possession du nouveau monastère de Dinan, sous la direction de Catherine Dollo. Après la défaite de l’armée bretonne à Saint-Aubin-du-Cormier (Ille-et-Vilaine), la ville se rend sans combattre le 8 août 1488 au roi de France Charles VIII.

La duchesse Anne, épouse le roi de France, administre la Bretagne et comble Dinan de ses bienfaits.

Plusieurs mandements ducaux des années 1476-1477 marquent une date charnière dans l’effort de fortification : des ouvrages d’artillerie sont ajoutés à l’enceinte du milieu à la fin du XVème siècle. Plusieurs tours de l’enceinte portent les armoiries de Jean II de Coëtquen, capitaine de 1476 à 1481. Ces fortifications restent en l’état jusqu’à la Ligue, époque durant laquelle le duc de Mercoeur entreprend la construction de la citadelle retranchée dite “château”. De l’enceinte commencée vers la fin du XIIIème siècle, restent la majorité des courtines, trois portes (porte Saint-Malo, porte du Guichet, porte du Jerzual) et une poterne (poterne Cardinale), et une seule tour de flanquement.



Duc de Mercœur
juillet 14, 2006, 6:41
Classé dans : Biographie

Philippe_emmanuel_de_mercoeurPhilippe Emmanuel de Lorraine, né à Nancy le 9 septembre 1558, mort à Nuremberg le 19 février 1602, fut duc de Mercœur et gouverneur de Bretagne. Il était fils de Nicolas de Lorraine, duc de Mercœur, et de Jeanne de Savoie.

Biographie
Nommé gouverneur de Bretagne, il y séjourne le plus souvent. Il assiste aux États généraux à Blois en 1588. Après l’assassinat du duc de Guise, toute la famille est mis en état d’arrestation, mais, prévenu par sa sœur Louise de Lorraine, il s’échappe et se réfugie en Bretagne.
Lorsqu’Henri IV devient roi de France, il continue la lutte en tant que chef de la Ligue en Bretagne, songeant même à rétablir la souveraineté de cet ancien duché, sa femme étant descendante de Jeanne de Penthièvre. Il ne fera sa soummission qu’en 1597 et partira voyager en Europe centrale en 1599. Il rejoint alors l’armée impériale, avec l’accord d’Henri IV, pour combattre les Turcs, sur lesquels il remporte plusieurs succès.
Enterré en la chapelle des Cordeliers à Nancy, son oraison funèbre fut prononcée à Notre-Dame de Paris par François de Sales.
Armoiries_ducs_de_Mercoeur
Mariage et enfant
Il épouse à Paris en 1576 Marie de Luxembourg (1562 † 1623), duchesse de Penthièvre, fille de Sébastien de Luxembourg, duc de Penthièvre, et de Marie de Beaucaire, et eut :
Philippe Louis (1589 † 1590)
Françoise (1592 † 1669), mariée en 1609 à César de Bourbon (1594 † 1665), duc de Vendôme.



Jean Ier de Bretagne
juillet 12, 2006, 6:41
Classé dans : Biographie

sceau_de_Jean_le_Roux_de_BretagneJean Ier de Bretagne, dit Le Roux.

Jean Ier de Bretagne, dit le Roux, né en 1217, mort le 8 octobre 1286 au Château de L’Isle, duc de Bretagne de 1237 à 1286, fils de Pierre Mauclerc, baillistre de Bretagne et d’Alix de Thouars, duchesse de Bretagne.

Il devint duc de Bretagne en titre en 1221, à la mort de sa mère, mais, comme il était âgé de quatre ans, son père assura la régence.
Jean fit ses premières armes en 1232, son père ayant à réprimer des révoltes de ses barons.
En 1236 il épouse Blanche de Navarre (1226 † 1283), fille de Thibaut IV le Chansonnier, comte de Champagne et roi de Navarre et d’Agnès de Beaujeu. Ils auront huit enfants :
En 1237, il prend personnellement le gouvernement du duché, et doit réprimer la révolte d’un de ses vassaux, Pierre de Craon.
En 1242, il lutte en Poitou pour le comte du roi de France et soumet le comte de la Marche.

Il eut de nombreux démêlés avec le clergé et la noblesse bretonne. En conflit avec l’évêque de Nantes, il fut excommunié par les évêques bretons et finit par se soumettre ; mais les nobles, le voyant favoriser les prêtres, prirent les armes à leur tour (1257). Jean finit par les soumettre.

Il accompagna ensuite saint Louis à la huitième croisade (1270), échappa à la peste qui tua le roi et revint dans ses États.